Fanny’s Podcast
Apprenez le français en écoutant des histoires courtes et authentiques
Des épisodes conçus pour entraîner votre compréhension orale, enrichir votre vocabulaire et découvrir le français tel qu’on le parle. Écoutez chaque épisode sur Spotify, puis utilisez sa transcription pour vérifier votre compréhension et repérer de nouvelles expressions.
EPISODE 18 : Le Nouvel An
Transcription du podcast
Podcast – le nouvel an (Niveau A2)
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, nous allons parler de la nouvelle année. Nous allons parler du réveillon, des traditions en France, des souhaits et aussi des résolutions. À la fin du podcast, tu seras capable de parler de la nouvelle année et de faire des souhaits en français.
C’est quoi le nouvel an ?
La nouvelle année commence le 1er janvier. Mais la fête est le 31 décembre, au soir.
Ce soir-là, on fait le réveillon.
En France, on ne dit pas souvent la Saint-Sylvestre. On dit plutôt : le Nouvel An, le réveillon, ou le réveillon du 31 décembre.
Le mot réveillon vient du verbe se réveiller, parce que ce soir-là, on se couche tard.
Le réveillon est souvent un repas long. On mange en famille ou entre amis. On parle, on rit, on boit un verre. Parfois, on danse. De manière traditionnelle, on boit du champagne ce soir-là, on porte des « toasts » c’est-à-dire qu’on lève son verre pour souhaiter de belles choses aux gens qui nous entourent. D’ailleurs, savez-vous ce qu’on dit lorsqu’on lève nos verres de cette façon ? En France, on dit « Tchin, tchin ! ». C’est une expression qui nous vient de Chine et qui signifie « je vous en prie ». C’est une formule qui date du début du 20e siècle et qui était utilisée pour inviter quelqu’un à boire un verre. Cela s’appelle trinquer ! Après avoir levé nos verres, il s’agit de les « entrechoquer », de les cogner légèrement, avec les verres des autres personnes présentes. Trois règles d’or pour ce moment : d’abord, on ne trinque jamais avec un verre vide. Ensuite on ne croise pas nos bras avec d’autres convives qui sont aussi en train de trinquer. Il vaut mieux attendre un peu. Et enfin, on regarde la personne avec qui on trinque DANS LES YEUX ! Certains te le diront même !
Puis, on mange un repas de fêtes avec souvent des huîtres, du foie gras, du saumon, …
À minuit, on regarde l’heure, on fait le décompte des dernières secondes (3, 2, 1 …) et on se souhaite la bonne année !
On s’embrasse et parfois, on regarde les feux d’artifice tirés dans la ville pour l’occasion.
🎉 Souhaiter la bonne année
À minuit, on fait des souhaits.
Un souhait, c’est quand on espère quelque chose de positif pour une autre personne.
Les expressions les plus courantes sont :
Bonne année !
Bonne santé !
Meilleurs vœux !
Ces expressions sont simples et très utilisées en France.
Faire des souhaits à quelqu’un
Maintenant, voyons comment faire des souhaits plus personnels.
- Tout d’abord on utilise la formule : Je te souhaite de + infinitif
On utilise souvent cette structure :
Par exemple :
Je te souhaite de réussir.
Je te souhaite d’être heureux.
Je te souhaite de passer une bonne année.
C’est une structure simple et très naturelle à l’oral.
- L’autre structure est: Je souhaite que + verbe conjugué
On peut aussi dire :
Je souhaite que + verbe
Par exemple :
Je souhaite que tu sois heureux.
Je souhaite que tu aies une bonne année.
Après je souhaite que, le verbe change un peu. C’est normal en français, cela s’appelle le subjonctif.
À ton niveau, ce n’est pas obligatoire de savoir l’utiliser, mais c’est important de le comprendre.
Parler de ses souhaits personnels
Maintenant, parlons de nos souhaits pour nous-mêmes.
On peut dire :
Je veux… Mais, en français, je veux est très direct. Souvent un enfant qui fait une colère va dire je veux. « Je veux une poupée ! » Je veux une bonne année n’est pas très correct. Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas très poli. En France, on préfère utiliser des formes plus douces. On va utiliser le conditionnel plutôt pour être plus poli.
On dira alors : je voudrais, j’aimerais, … suivis de l’infinitif.
Par exemple : Cette année, je voudrais faire plus de sport, j’aimerais voyager, …
Les résolutions du Nouvel An
Au début de l’année, beaucoup de personnes prennent des résolutions. Une résolution, c’est une décision pour changer une habitude. Souvent une mauvaise habitude.
Par exemple : Prendre la résolution de…
faire plus de sport,
manger plus sainement,
apprendre une langue, pourquoi pas !
En français, on dit : prendre une résolution
Je prends la résolution de faire du sport.
Mais ce n’est pas toujours facile.
Alors, on parle aussi de : tenir une résolution
Tenir une résolution, c’est continuer, ne pas arrêter.
Par exemple :
Je prends une résolution en janvier, mais je ne la tiens pas toujours. Beaucoup de personnes disent que ce n’est pas facile de tenir ses résolutions.
🎯 Question pour toi
Et maintenant, à toi. Prends un moment pour réfléchir.
Comment fêtes-tu le réveillon ?
Qu’est-ce que tu voudrais pour la nouvelle année ?
Et qu’est-ce que tu souhaites à une personne importante pour toi ?
Fais-tu partie des personnes qui aiment prendre des résolutions et essayer de les tenir ou au contraire, prendre des résolutions te fait peur ?
La nouvelle année est un moment spécial. C’est le moment de faire la fête, de penser à l’avenir et de faire des souhaits.
Merci d’avoir écouté ce podcast. Je te souhaite de passer une très bonne année,
et d’apprendre encore plus de français.
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr
Et si tu veux apprendre le français avec moi, n’hésite pas à réserver un cours d’essai gratuit sur le site ou à m’envoyer un mail pour plus de renseignements sur fannysfrenchclub@gmail.com.
À très bientôt pour un nouvel épisode 🌞
EPISODE 17 : le 11 Novembre
Transcription du podcast
🎙️ Podcast – le 11 Novembre en France (Niveau A2)
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je vous parle d’une date très importante en France : le 11 novembre, le jour de l’Armistice.
C’est un épisode parfait pour découvrir un peu d’histoire, du vocabulaire, et comprendre une tradition française que vous verrez partout, dans toutes les villes et tous les villages.
C’est quoi le 11 novembre ?
Le 11 novembre 1918, c’est la date de la fin officielle de la Première Guerre mondiale.
On appelle cette fin l’Armistice : c’est un accord qui arrête les combats entre la France, ses alliés, et l’Allemagne.
La Première Guerre mondiale a été une guerre très longue et très violente : elle a duré de 1914 à 1918.
Elle a fait des millions de morts en Europe.
En France, beaucoup de familles ont perdu un père, un frère, un fils.
Même aujourd’hui, plus de cent ans après, on se souvient encore de cette souffrance.
Comment la France commémore le 11 novembre ?
Le 11 novembre est un jour férié en France. Les écoles sont fermées, beaucoup de gens ne travaillent pas.
Dans chaque ville et chaque village, il y a une cérémonie commémorative.
En général, elle se passe devant le monument aux morts – c’est un monument où sont écrits les noms des soldats du village qui sont morts pendant la guerre.
Pendant la cérémonie :
- Le maire fait un petit discours
- On lit parfois le nom des soldats
- On dépose une gerbe de fleurs
- Et surtout, on observe une minute de silence
C’est un moment très solennel, calme et respectueux.
L’Arc de Triomphe et la tombe du Soldat inconnu
À Paris, la cérémonie la plus importante a lieu sous l’Arc de Triomphe, sur les Champs-Élysées.
Là-bas, il y a la tombe du Soldat inconnu : un soldat mort pendant la guerre, dont on ne connaît pas le nom.
Cette tombe représente donc tous les soldats anonymes qui ont donné leur vie.
Il y a aussi là-bas la flamme du souvenir, une flamme qui ne s’éteint jamais.
Chaque soir, des anciens combattants ravivent la flamme pour dire : on se souvient toujours.
- Un peu de vocabulaire utile maintenant
Voici quelques mots que tu as entendu dans mon épisode :
- Un armistice : un accord pour arrêter une guerre
- Une commémoration : un moment pour se souvenir
- Un monument aux morts : un monument dédié aux soldats morts pendant la guerre qui appartenaient au village
- Une cérémonie : un événement officiel et solennel
- La minute de silence : un moment sans parler pour honorer les morts
- Un soldat : personne qui combat dans une armée
- La mémoire / le souvenir : ce que l’on garde du passé
Tu peux répéter ces mots ou les écrire pour les réutiliser, essayer de faire des phrases avec !
- Mini point de grammaire : l’imparfait vs le passé composé
Quand on raconte un événement historique — comme la Première Guerre mondiale — on utilise souvent l’imparfait et le passé composé. Deux temps du passé
Ils racontent tous les deux le passé, mais ils servent à des choses différentes.
L’imparfait : le décor, les habitudes, les situations
On l’utilise pour :
- décrire quelque chose dans le passé
→ La guerre était très longue. - parler d’une situation générale
→ Les soldats vivaient dans des conditions difficiles. - parler des habitudes
→ Chaque jour, les familles attendaient des nouvelles.
L’imparfait donne une impression de durée, comme quelque chose qui continue.
Le passé composé : les événements précis
On l’utilise pour :
- un événement ponctuel,
→ Le 11 novembre 1918, l’Armistice a été signé. - une action qui commence et se termine dans le passé
→ La guerre a duré quatre ans.
Le passé composé s’utilise pour raconter ce qui se passe à un moment exactement défini.
Les deux temps ensemble
Souvent, on mélange les deux temps :
→ En 1918, la population espérait la paix, et finalement, l’Armistice a mis fin à la guerre.
Ici, espérait =C’est à l’imparfait, pour donner le contexte
a mis fin = c’est au passé composé pour expliquer l’événement précis
C’est exactement comme dans un film :
- l’imparfait = l’arrière-plan
- le passé composé = les actions importantes
Tu peux essayer de créer deux phrases simples à la fin de l’épisode en utilisant ces deux temps.
Je vais te proposer 3 phrases : choisis si tu dois utiliser l’imparfait ou le passé composé.
Tu peux faire une pause avant que je donne la réponse.
- En 1914, la guerre… (commencer)
→ Réponse : a commencé (passé composé, événement précis)
- À cette époque, les soldats… dans les tranchées. (vivre)
→ Réponse : vivaient (imparfait, situation générale)
- En 1918, la population… la fin de la guerre quand l’Armistice… (attendre / arriver)
→ Réponse : attendait / est arrivé
(imparfait pour le contexte, passé composé pour l’événement)
- Conclusion
Merci d’avoir écouté cet épisode sur le 11 novembre.
C’est une date importante pour comprendre la France, son histoire et ses traditions.
Si tu veux, tu peux m’envoyer un message avec deux phrases : une à l’imparfait et une au passé composé, en rapport avec l’histoire.
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr
Et si tu veux apprendre le français avec moi, n’hésite pas à réserver un cours d’essai gratuit sur le site ou à m’envoyer un mail pour plus de renseignements sur fannysfrenchclub@gmail.com.
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EPISODE 16 : la Toussaint en France
Transcription du podcast
🎙️ Podcast – La Toussaint et Halloween en France (Niveau A2)
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, nous allons parler de la Toussaint et d’Halloween en France : deux fêtes proches dans le calendrier, mais très différentes.
⭐ 1. La Toussaint : une fête importante en France
La Toussaint, c’est le 1er novembre.
C’est une fête religieuse de la tradition catholique : on fête tous les saints.
📌 Mais… qu’est-ce qu’un saint ?
Dans la religion catholique, un saint est une personne qui a fait beaucoup de choses bonnes dans sa vie :
il/elle aide les autres, fait le bien, et devient un exemple.
Après sa mort, l’Église décide que cette personne est un saint ou une sainte.
Par exemple :
- Saint Nicolas → protecteur des enfants
- Sainte Thérèse → modèle de générosité
Donc, le 1er novembre, on fête tous ces hommes et ces femmes qui sont des modèles de bonté et de charité.
Avec le temps, cette fête a un peu évolué.
Aujourd’hui, beaucoup de Français utilisent ce jour pour penser aux personnes de leur famille qui sont, décédées, qui sont mortes.
Ils vont au cimetière et mettent des chrysanthèmes sur les tombes. Ce sont des fleurs typiques de ce jour en France.
C’est une ambiance calme, sérieuse, et souvent en famille.
Le 1er novembre est un jour férié, donc pas d’école, pas de travail.
🎒 2. Les vacances de la Toussaint
En France, à cette période, les élèves ont deux semaines de vacances.
Les familles profitent de ce moment pour se reposer, voyager, ou rendre visite aux grands-parents.
Dans certaines familles, on va ensemble au cimetière pendant les vacances → c’est une tradition.
Il y a un autre jour férié en novembre, le 11 novembre (fin de la Première Guerre mondiale).
Alors certains Français font le pont.
📌 Faire le pont = prendre un jour de repos entre un jour férié et le week-end. Ça permet de faire un long week-end.
🎃 3. Halloween : C’est une fête qui n’est pas vraiment française
Halloween, c’est le 31 octobre, la veille de la Toussaint.
Cette fête vient surtout des États-Unis.
En France, elle n’est pas très traditionnelle et tout le monde ne célèbre pas Halloween. Mais elle devient de plus en plus répandue.
Ceux qui aiment Halloween :
- décorent une citrouille 🎃
- se déguisent (en fantôme, en sorcière, en vampire…)
- et vont chercher des bonbons chez les voisins
Mais beaucoup d’adultes trouvent qu’Halloween est une fête commerciale (car on y achète des décorations, des costumes…)
et préfèrent garder les traditions françaises de la Toussaint.
Halloween n’est pas un jour férié.
En France, ces deux fêtes coexistent :
les enfants aiment parfois Halloween (pour les bonbons),
et les adultes continuent la tradition de la Toussaint.
Voici un peu de vocabulaire utile pour cet épisode :
- Un jour férié : Un jour spécial où on ne travaille pas et les écoles sont fermées.
Par exemple : Le 1er novembre. - Faire le pont : il s’agit de poser un jour de congé entre un jour férié et un week-end pour avoir un long week-end prolongé
Exemple : Si le jour férié est un jeudi on ne travaille pas le vendredi.
- Un cimetière : Le lieu où il y a les tombes des personnes mortes.
- Une tombe : L’endroit où on enterre une personne morte.
On peut y mettre des fleurs ou une bougie. - Se recueillir : être silencieux, penser à une personne décédée et lui montrer du respect.
- Se déguiser : mettre un costume pour ressembler à quelqu’un d’autre (comme une sorcière avec un chapeau pointu et un balai ou encore un fantôme recouvert d’un drap blanc, …)
- Une citrouille : C’est un gros légume orange de la famille des courges. Pour Halloween on la creuse pour y mettre une bougie dedans en lui taillant des yeux et une bouche effrayante.
- Des bonbons : des petites friandises sucrées.
- Commercial : quand on achète beaucoup de choses. Une fête commerciale c’est donc une fête pour vendre des choses.
Alors, en France, la Toussaint et Halloween sont deux fêtes très différentes :
une fête religieuse et familiale le 1er novembre,
et une fête importée des États-Unis le 31 octobre, un peu plus festive.
Certaines familles fêtent Halloween, d’autres préfèrent la Toussaint…
Et parfois, on fait un mélange des deux !
Chaque famille a ses habitudes et ses traditions.
Voici un petit quiz – tu peux répondre à voix haute
1️⃣ La Toussaint est le 31 octobre
→ Vrai ou Faux ?
2️⃣ Halloween est un jour férié en France
→ Vrai ou Faux ?
3️⃣ À la Toussaint, beaucoup de familles vont au cimetière
→ Vrai ou Faux ?
4️⃣ Halloween vient surtout des États-Unis
→ Vrai ou Faux ?
(Réponse 1 : Faux, c’est le 1er novembre, Réponse 2 : Faux, Réponse 3: Vrai, Réponse 4: Vrai)
Bravo ! 👏
Et toi ? Dis-moi…
Tu peux maintenant répondre à ces questions en commentaire ou en message :
- Est-ce que tu fêtes Halloween ? Pourquoi ?
- Comment est la Toussaint dans ton pays ?
- Quelle fête tu préfères ?
Je suis très curieuse de connaître ton avis ! Laisse-moi un commentaire !
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr
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À très bientôt pour un nouvel épisode 🌞
EPISODE 15 : un week-end en Dordogne !
Transcription du podcast
🎧 Podcast – un week-end en Dordogne
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je t’emmène dans le nord du Périgord, entre Thiviers et Limoges, une région tranquille et authentique du sud-ouest de la France.
C’est une zone très rurale, avec des collines, des forêts, et beaucoup de fermes.
Nous y avons passé un week-end d’automne, entourés de couleurs dorées, de brume du matin, et d’une odeur de feu de bois.
Je vais te raconter ce que nous avons vu, entendu, et ressenti pendant ces deux jours à la campagne.
🌳 L’arrivée à la campagne
Nous sommes arrivés vendredi soir, après plus de trois heures de route.
Le temps était frais, un peu brumeux.
Les petites routes traversaient des forêts de chênes et de châtaigniers.
Les maisons étaient simples, souvent en pierre grise, avec des toits en tuiles rouges.
Autour, il y avait des prairies, des vaches, et parfois un chien de ferme qui aboyait.
Ici, pas de bruit de voitures, pas de magasins.
Juste le vent, les feuilles, et le chant des oiseaux.
On se sent tout de suite dans un autre monde : plus lent, plus paisible.
🐄 La vie rurale
Dans la famille de mon mari, il y a de nombreux agriculteurs.
Et ce qui est important ici, c’est que la vie suit le rythme des saisons.
Au printemps, il faut s’occuper des veaux.
En été, il y a besoin de faucher le foin et préparer les champs.
Et en automne, c’est le moment des cueillettes : pommes, noix, châtaignes.
Les marchés locaux sont un pur moment de bonheur avec des produits qui viennent juste d’être cueillis !
Les journées sont plus courtes, mais la lumière est très belle.
On entend souvent les tracteurs dans les champs et les oiseaux qui se préparent à partir.
🍄 Promenade et cueillettes
L’après-midi, nous sommes partis nous promener dans les bois.
Le sol était couvert de feuilles rouges et dorées.
Les enfants cherchaient des champignons, surtout des cèpes, très célèbres dans la région. Ici, c’est une institution ! Personne ne vous dira son petit coin à champignons ! Mais quand vous en trouvez, quel régal ! En poêlée ou en omelette, les cèpes sont sur toutes les tables à l’automne !
On a aussi ramassé des noix tombées au sol et quelques pommes sauvages.
On croisait parfois une petite ferme avec des poules, des chèvres ou un âne.
Le silence, les odeurs de terre humide, de mousse, de bois… c’était incroyable.
L’automne à la campagne, c’est un vrai plaisir pour les sens.
Sur le chemin du retour, nous avons vu un petit étang.
Un héron s’envolait au-dessus de l’eau, et plus loin, des canards nageaient tranquillement.
L’air était frais, mais pas froid.
🔥 Le soir au coin du feu
Le soir, il faisait froid dehors, alors on a fait du feu dans la cheminée.
L’odeur du bois brûlé remplissait la maison.
Pas d’écran, pas de bruit, juste le crépitement du feu et les histoires des enfants.
La vie rurale a quelque chose de rassurant, de vrai.
Lexique utile :
- Une prairie → un grand champ avec de l’herbe
- Une forêt → un grand espace avec des arbres
- Un chêne, un châtaignier → ce sont des sortes d’arbres très communs en Dordogne
- Une ferme → la maison et les terres d’un agriculteur
- Cueillir → prendre quelque chose dans la nature (comme des fruits ou des champignons)
- Ramasser → prendre ce qui est tombé par terre (comme des feuilles ou des noix)
- Une cueillette → l’action de cueillir
Et connais-tu les familles d’animaux à la ferme ?
- La vache, le taureau et le veau 🐄. Il y en a beaucoup dans cette région. Ici, ce sont des Limousines, une race de vaches marrons très costauds.
- La brebis, le mouton et l’agneau 🐑. Il y en a peu en Dordogne cependant chez moi au Pays Basque il y en a énormément.
- La chèvre, le bouc et le chevreau 🐐
- La poule, le coq et le poussin 🐓. Ce sont des volailles, comme les canards.
- L’ânesse, l’âne et l’ânon 🫏. Ces animaux aux grandes oreilles font un raffut terrible si on les énerve !
- La jument, le cheval et le poulain !
Ces animaux vivent souvent dans les fermes du Périgord. On les voit dans les champs ou dans les prés.
📖 Point de grammaire
Tu as peut-être remarqué que j’ai souvent utilisé l’imparfait :
- Il faisait froid dehors.
- Les feuilles étaient rouges.
- On ramassait des noix.
L’imparfait sert à décrire une situation, une ambiance, ou une action habituelle dans le passé.
Essaie, toi aussi, de raconter un souvenir à la campagne avec des phrases à l’imparfait.
🌾 Conclusion
L’automne dans le nord du Périgord, c’est un moment magique : simple, calme et authentique.
Et toi, qu’est-ce que tu aimes faire à la campagne ?
Merci d’avoir écouté Fanny’s french club podcast !
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EPISODE 14 : Gustave Eiffel
Transcription du podcast
🎧 Podcast – Gustave Eiffel
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je vous parle d’un Français très célèbre dans le monde entier : Gustave Eiffel.
Vous connaissez sûrement son nom grâce à un monument très connu : la Tour Eiffel, à Paris.
Mais qui était cet homme ? Pourquoi a-t-il construit cette tour incroyable ?
Je vais vous raconter son histoire.
- Sa jeunesse
Gustave Eiffel est né en 1832 dans la ville de Dijon, en Bourgogne, au centre de la France.
Son vrai nom est Alexandre Gustave Eiffel.
Son père travaillait dans l’armée, mais c’est surtout sa mère qui a gagné de l’argent.
Elle vendait du charbon, un combustible important à l’époque.
Quand Gustave était enfant, il aimait déjà beaucoup les sciences et les constructions.
Il était curieux et adorait comprendre comment les choses fonctionnaient.
Il a fait des études d’ingénieur à Paris, à l’École Centrale.
Il a appris à construire des ponts, des bâtiments et des structures en métal.
C’est le début d’une grande carrière.
- Un ingénieur du métal
À cette époque, au XIXe siècle, le métal, et surtout le fer, était un matériau moderne.
Gustave Eiffel a vite compris que le fer permettait de construire des choses grandes et solides.
Il a d’abord crée des ponts dans toute la France.
Par exemple, il a construit le pont de Garabit dans le Cantal, un énorme viaduc rouge qui traverse une vallée.
Il a aussi participé à des projets à l’étranger : un pont au Portugal, une gare en Hongrie, une coupole au Chili.
Partout, il est devenu célèbre pour ses constructions élégantes et très résistantes.
- La grande aventure de la Tour Eiffel
En 1889, Paris organise l’Exposition universelle pour célébrer les 100 ans de la Révolution française.
Le gouvernement cherche une idée pour montrer la modernité de la France.
Un grand concours est lancé.
Le projet de Gustave Eiffel est choisi : une tour de 300 mètres, entièrement en fer.
À cette époque, c’est une hauteur incroyable.
Beaucoup de Parisiens trouvent ce projet horrible !
Des artistes et des écrivains signent des lettres pour dire : « Cette tour est trop laide, elle va gâcher Paris ! »
Malgré les critiques, Eiffel continue.
La construction dure deux ans, de 1887 à 1889.
Plus de 250 ouvriers travaillent jour et nuit.
La Tour Eiffel est terminée à temps pour l’exposition.
Elle devient tout de suite une attraction mondiale.
Avec ses 300 mètres, c’est alors le plus haut monument du monde.
- Après la tour
Après ce succès, Gustave Eiffel continue à travailler sur d’autres projets.
Il aide à la construction du canal de Panama, mais ce chantier connaît beaucoup de problèmes financiers.
Plus tard, il s’intéresse à la météorologie (l’étude du temps) et à l’aérodynamique (le mouvement de l’air).
Il utilise même la Tour Eiffel pour faire des expériences scientifiques !
- Son héritage
Gustave Eiffel meurt en 1923, à Paris, à l’âge de 91 ans.
Aujourd’hui, son nom est connu partout dans le monde grâce à la Tour Eiffel.
Ce monument est le symbole de Paris et de la France.
Chaque année, plus de six millions de personnes visitent la tour.
Elle a été construite pour 20 ans seulement, mais elle est toujours là, plus de 130 ans après !
Conclusion
Gustave Eiffel était un pionnier, un homme qui aimait les défis.
Grâce à lui, Paris possède l’un des monuments les plus célèbres de la planète.
La prochaine fois que vous voyez une photo de la Tour Eiffel, pensez à l’ingénieur qui a rendu ce rêve possible.
💡 Petit point langue : les nombres en français
Dans ce podcast, vous avez entendu beaucoup de nombres : des dates, des hauteurs, des âges…
En français, les nombres peuvent être un vrai casse-tête !
- Les dates :
Par exemple, l’année 1532 peut se dire quinze-cent trente-deux ou mille cinq cent trente-deux.
Les deux sont corrects.
Aujourd’hui, on utilise plus souvent mille cinq cent trente-deux. - Les centaines :
Quand on parle des centaines, comme cinq cents, on ne prononce pas le « q ».
On dit : sin san (cinq cents).
C’est la même chose pour 400 (on dira cat san au lieu de quatre cents),la même chose pour 600 (on ne dira pas six cents mais on dira si san), et enfin pour 800 (on ne dira pas huit cent mais hui san).
- Venons-en au petit mot “et” :
Pour certains nombres, on ajoute et avant le un.
Par exemple : 21 → vingt et un, 31, 41, 51, 61, 71 (→ soixante et onze).
Mais pas pour 81 ni 91 ! - Enfin, la différence entre nombre et numéro :
On parle de numéro dans une série (un numéro de téléphone, un numéro de magazine, un numéro de siège dans le train, …) mais on parle de nombre pour une quantité (un grand nombre de personnes par exemple)
- Petit conseil :
Écoutez bien les chiffres et les nombres, répétez-les souvent, et n’hésitez pas à demander de répéter en français.
Et vous, êtes-vous déjà montés en haut de la Tour Eiffel ?
Aimeriez-vous le faire un jour ?
Vous pouvez me laisser un commentaire à la fin de ce podcast pour m’expliquer si vous aimez cette Tour Eiffel ou non.
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À très bientôt pour un nouvel épisode 🌞
Mini-quiz
- Dans quelle ville Gustave Eiffel est-il né ?
- Pour quelle exposition a-t-il construit la Tour Eiffel ?
- De quel matériau est faite la Tour Eiffel ?
EPISODE 13 : la Camargue
Transcription du podcast
🎧 Épisode 13 – La Camargue
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
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Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Dans cet épisode, je vous emmène… en Camargue !
C’est une région naturelle du sud de la France, entre terre et mer, entre les bras du Rhône et la mer Méditerranée.
Cet été, nous avons eu la chance d’y passer quelques jours en famille. Et c’était magnifique.
En Camargue, il y a des paysages très particuliers : des marais, des étangs, des canaux, beaucoup d’eau et très peu de collines. C’est très plat.
On peut y voir trois animaux très connus :
👉 des taureaux noirs, élevés dans des manades
👉 des chevaux blancs, en semi-liberté
👉 et bien sûr, les flamants roses, souvent dans les étangs
On a passé une grande partie de la journée à observer ces animaux. Les flamants marchaient dans l’eau, mangeaient, ou dormaient sur une patte.
Les chevaux, eux, restaient calmes dans les prés. Et les taureaux, un peu plus loin, étaient groupés, à l’ombre.
Nous avons aussi visité Aigues-Mortes, une ancienne ville fortifiée, entourée de remparts.
C’est le roi Louis IX (Saint Louis) qui l’a fait construire au XIIIe siècle.
À l’époque, la ville était au bord de la mer, pour organiser des départs en croisade.
Aujourd’hui, elle est un peu plus à l’intérieur des terres, mais on peut encore imaginer les bateaux près des remparts.
Dans les ruelles d’Aigues-Mortes, il y a beaucoup de petites boutiques, de cafés, de galeries d’art…
L’ambiance est tranquille, un peu médiévale, avec des volets colorés, des pierres claires, des cigales qui chantent et parfois, l’odeur du sel dans l’air.
En Camargue, on sent aussi la culture locale :
Il y a les gardians, les cow-boys de Camargue, qui montent à cheval avec des tenues traditionnelles.
Il y a des fêtes dans les villages, avec des ferrades (où l’on marque les jeunes taureaux), des danses et des musiques typiques.
Et il y a un symbole qu’on voit partout : la croix camarguaise.
C’est une croix avec un cœur et une ancre. Elle représente la foi, l’amour, et l’espérance.
Ce qui m’a frappée aussi, c’est l’équilibre fragile de cette région. La Camargue est belle, mais vulnérable.
Quand il pleut beaucoup, l’eau reste : les routes sont inondées, les champs aussi.
Il faut protéger les digues, surveiller le niveau du Rhône…
Mais en même temps, cette eau fait vivre les oiseaux, les rizières, et les marais salants.
C’est une région unique, avec une culture, une faune, et une géographie très différentes du reste de la France.
Je vous recommande vraiment de la visiter, si vous aimez la nature, le calme, les grands espaces… et les flamants roses !
Et bien sûr, après la balade, l’observation des animaux et la visite d’Aigues-Mortes… on a goûté une spécialité de la région : la gardiane de taureau.
C’est un plat traditionnel de Camargue. C’est de la viande de taureau, cuite très lentement, avec du vin rouge, des herbes de Provence, de l’ail, des oignons et des olives.
On la mange souvent avec du riz de Camargue, un riz cultivé ici, dans les rizières. Il peut être blanc, rouge ou noir.
C’est un plat simple, mais plein de goût. Et après une longue journée dehors, c’était parfait. Tu trouveras d’ailleurs la recette à la fin de la transcription pour travailler le vocabulaire culinaire !
Et maintenant, un petit point de grammaire sur le pluriel de certains mots.
Tu as entendu :
– un cheval → des chevaux
– un animal → des animaux
– un canal → des canaux
👉 Beaucoup de mots en -al font leur pluriel en -aux.
👉 Et les mots en -eau prennent un -x : un oiseau → des oiseaux, un bateau → des bateaux
Il faut bien les observer, car ce sont des mots qu’on utilise souvent quand on parle de nature ou de paysage.
Et pour finir, voici quelques mots du jour :
– Un flamant rose : un oiseau élégant, rose ou blanc
– Un cheval blanc : un cheval typique de Camargue
– Un taureau : un animal noir élevé pour les traditions camarguaises
– Un marais / un étang : zone entre l’eau et la terre
– Une inondation : quand l’eau recouvre la route ou entre dans les maisons
– Une digue : une construction pour protéger de l’eau
– Un gardian : le gardien des troupeaux, à cheval
– Une ferrade : une fête traditionnelle avec des taureaux
– La croix camarguaise : symbole de la Camargue
Merci d’avoir écouté cet épisode !
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr
Et si tu veux apprendre le français avec moi, n’hésite pas à réserver un cours d’essai gratuit sur le site ou à m’envoyer un mail pour plus de renseignements sur fannysfrenchclub@gmail.com.
À très bientôt pour un nouvel épisode 🌞
Comme promis, voici la recette de la guardiane de taureau :
Recette de la Gardiane de Taureau (Camargue)
Une spécialité traditionnelle de Camargue, parfaite pour un plat chaleureux et parfumé. Temps de préparation : 20 min | Temps de cuisson : 3h | Pour 6 personnes
Ingrédients :
- 1,2 kg de viande de taureau (ou de boeuf si besoin), coupée en morceaux
- 1 bouteille de vin rouge corsé (Costières de Nîmes, par exemple)
- 2 oignons
- 3 gousses d’ail
- 2 carottes
- 2 feuilles de laurier
- 2 brins de thym
- Quelques branches de romarin
- 10 olives noires
- 1 zeste d’orange (facultatif)
- 3 c. à soupe d’huile d’olive
- Sel, poivre
Accompagnement :
- Riz de Camargue (rouge ou blanc)
Préparation :
- La veille :
- Dans un grand saladier, mélangez la viande avec le vin, les oignons émincés, les carottes en rondelles, l’ail, le laurier, le thym, le romarin et le zeste d’orange.
- Couvrez et laissez mariner au frais toute la nuit.
- Le jour même :
- Sortez la viande de la marinade et égouttez-la (gardez le jus !).
- Faites chauffer l’huile d’olive dans une cocotte et faites revenir les morceaux de viande pour les colorer.
- Ajoutez ensuite les légumes de la marinade, faites revenir 5 minutes.
- Versez la marinade filtrée, ajoutez les olives, salez, poivrez.
- Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant environ 3 heures.
- Servez bien chaud, accompagné de riz de Camargue.
Astuce : Ce plat est encore meilleur réchauffé le lendemain !
Vocabulaire utile (niveau A2) :
- Mijoter : cuire doucement et longtemps
- Une marinade : un mélange de vin, herbes et légumes pour parfumer la viande
- Un zeste : un petit morceau de peau d’orange ou de citron
- Un brin : une petite branche (de thym, de romarin…)
- Une cocotte : une grande casserole avec un couvercle
EPISODE 12 : le Pont du Gard
Transcription du podcast
🎧 Épisode 12 – Le Pont du Gard
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je vous emmène dans un lieu magnifique que nous avons visité cet été : le Pont du Gard.
C’est un ancien pont romain, très célèbre en France, situé dans le sud, entre Nîmes et Avignon. Je vais vous raconter notre visite, avec un peu de marche, de baignade… et un peu d’histoire aussi !
D’abord, il faut savoir que nous ne sommes pas venus en voiture jusqu’au parking du Pont.
Non, nous avons choisi une autre route : nous avons commencé notre promenade depuis un petit village, un peu plus loin.
On a marché environ une heure, en suivant un ancien canal, en pleine nature, à l’ombre des arbres.
Ce chemin est très calme. Et le plus intéressant, c’est qu’on longe les vestiges de l’aqueduc romain, les parties moins connues que le pont lui-même.
Parfois, il ne reste que quelques pierres. Parfois, on voit encore l’arche entière, cachée dans la végétation.
« Maman, c’est un vrai pont romain ça ? Il date de l’époque des Gaulois ? D’Astérix et Obélix ? «
En effet, le Pont du Gard a été construit il y a environ 2 000 ans, mais attention ! Par les Romains, pas par les Gaulois.
C’était un aqueduc : un système pour transporter de l’eau d’une source jusqu’à la ville de Nîmes.
L’eau devait parcourir environ 50 kilomètres.
Et pour traverser la rivière, les ingénieurs romains ont construit ce pont immense.
Il fait presque 50 mètres de haut, avec trois niveaux d’arches. C’est très impressionnant !
Je vous invite à regarder ma page instagram fanny’s french club pour y voir des photos …
Après notre petite randonnée, on est arrivés face au pont. Et là… wow.
Il est magnifique. Doré par le soleil, immense, solide, mais élégant.
Il y avait du monde, mais pas trop. Beaucoup de gens étaient assis au bord de l’eau, pique-niquaient sous les arbres, ou se baignaient dans la rivière.
Nous aussi, on avait pris nos maillots de bain et un petit pique-nique.
On s’est baignés dans l’eau fraîche, juste au pied du pont.
« Elle est froide, mais elle est trop bien ! »
Il y avait aussi des gens en kayak sur la rivière. On les regardait passer sous les arches du pont.
C’était très calme, paisible. Un vrai moment de vacances.
Après la baignade, on a mangé assis sur les rochers, à côté d’un petit groupe de vacanciers.
Ils jouaient à faire des ricochets dans l’eau, tu sais ? Quand on s’amuse à faire rebondir un caillou à la surface de l’eau ?
C’était presque magique : le soleil, l’eau, le calme, et ce pont vieux de deux mille ans juste devant nous.
Ce que j’ai aimé, c’est que le site est bien préservé.
Il y a des chemins de randonnée, des coins pour pique-niquer, et un petit musée qui explique l’histoire du pont et de l’aqueduc.
Le retour s’est fait par le même chemin. Cette fois, il faisait un peu plus chaud, alors on a marché lentement. Et on a bu beaucoup d’eau !
On a vu des lézards, des fleurs sauvages, et encore quelques vestiges romains.
Si un jour vous visitez le sud de la France, je vous recommande cette promenade. Ce n’est pas juste une photo rapide du pont depuis le parking, c’est une vraie expérience.
Avant de finir, je voudrais partager avec toi un point de grammaire utile, surtout quand on décrit un lieu ou un paysage.
Aujourd’hui, tu as entendu beaucoup de prépositions de lieu.
Par exemple :
– au pied du pont = juste en dessous
– au bord de l’eau = tout près de l’eau
– sous les arbres = à l’ombre
– à côté d’un groupe = tout près
– en face du pont = on le voit directement
– entre les arches = dans l’espace entre deux piliers
Ces petits mots sont très utiles pour décrire une position dans l’espace.
Essaie d’en utiliser deux ou trois pour décrire un lieu que tu connais : une plage, une ville, un jardin…
Et maintenant, voici quelques mots de vocabulaire d’aujourd’hui :
– Un vestige : une partie d’un monument ancien, ce qu’il reste aujourd’hui
– Un aqueduc : un canal construit pour transporter de l’eau
– Une arche : une forme ronde dans l’architecture, comme un demi-cercle
– Une randonnée : une promenade longue, souvent dans la nature. On parle aussi de balade mais la balade et la promenade sont plus tranquilles. La randonnée est plus sportive.
– Un kayak : un petit bateau, pour une ou deux personnes, un peu pointu, qui se dirige avec des rames ou des pagayes.
– Se baigner : signifie nager ou entrer dans l’eau pour se rafraîchir.
– Un rocher : c’est une grosse pierre qu’on ne peut pas déplacer dans la nature.
– Préservé : cela signifie, protégé, bien conservé
Merci pour ton écoute !
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À très bientôt pour un nouvel épisode 🌞
EPISODE 11 : Les jeux de société
Transcription du podcast
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je vous parle d’un moment simple, mais très vivant : une partie de jeux de société en famille.
Hier en début d’après-midi, il faisait très chaud. Pas de plage, pas de promenade. Alors, on a sorti les jeux ! Et comme souvent… il y a eu des disputes, des fous rires, et un peu de mauvaise foi.
On aime bien les jeux de société avec nos enfants : Jeux de cartes, jeux de dés, jeux de stratégie, jeux d’ambiance…
Ce jour-là, on a choisi un jeu de cartes qu’on connaît bien. Simple, rapide… mais parfois, très énervant !
Tout le monde s’est installé autour de la table. Les enfants avaient déjà préparé les jetons et les cartes. Moi, je suis arrivée avec une tasse de thé. Mon mari, était prêt.
« Allez papa ! Mélange les cartes et distribue ! C’est moi qui commence ! »
La partie a commencé tranquillement. Chacun son tour, on joue une carte, on attend, on observe… Mais très vite, les enfants commencent à s’exciter. Ils veulent gagner. Et parfois… ils essaient de tricher un peu.
« Mais non, j’ai pas triché ! »
Ma plus jeune fille est un peu mauvaise perdante. Quand elle perd, elle boude. elle croise les bras, elle regarde ailleurs, et elle dit : « J’aime pas ce jeu. » En jetant ses cartes souvent …
Et bien sûr, deux minutes plus tard, elle veut rejouer. Et si elle gagne… elle crie : « J’ai gagné ! Je suis trop forte ! »
On rigole, on essaye de rester calmes. Mais parfois, c’est difficile.
Ce que j’aime dans ces moments-là, ce n’est pas seulement le jeu. C’est ce qu’il y a autour :
les sourires, les disputes de cinq secondes, les discussions, les négociations, les alliances secrètes, les blagues.
C’est un vrai moment de vie en famille.
Nos enfants aiment bien aussi inventer leurs propres règles du jeu. On modifie un jeu pour que ce soit plus drôle, plus rapide, ou plus juste.
Les enfants apprennent aussi à respecter des consignes, à attendre leur tour, à compter les points, à gérer leur frustration…
C’est tout un apprentissage, même pour les adultes !
À la fin de la partie, il y a toujours ce moment où quelqu’un demande :
« On en refait une ? »
Et là… on hésite. Il est tard, la table est en bazar, il faut préparer le dîner… mais souvent, on dit oui.
« Allez maman, juste une dernière ! »
Et voilà. On relance une partie.
En France, on joue beaucoup aux jeux de société. Il y a des classiques, que presque tout le monde connaît depuis l’enfance :
– Le Uno : un jeu de cartes coloré, simple, mais parfois très bruyant !
– Le Monopoly : pour acheter des rues, construire des maisons, et essayer de ruiner les autres.
– La Bonne Paye : un jeu où on doit gérer son budget et les surprises du mois.
– Le Mille Bornes : un jeu de cartes sur le thème de la voiture. Très populaire en famille.
Et puis, il y a des jeux plus modernes, très appréciés en France ces dernières années :
– Time’s Up : un jeu d’ambiance où on doit faire deviner des mots
– Dobble : rapide et visuel, très bien pour les enfants
– Les Aventuriers du Rail, 6 qui prend, Catan, Dixit… ce sont des jeux qu’on trouve souvent dans les maisons françaises ou dans les ludothèques (sortes de bibliothèques consacrées aux jeux de société)
Il y a aussi les jeux de grande réflexion comme le jeu d’échecs qui se joue sur un plateau en damier avec de beaux pions en bois comme la Tour, le Fou, le Cavalier, la Reine et le Roi.
En été, beaucoup de familles jouent aussi à des jeux simples à transporter : des cartes, un jeu de dés, ou même un jeu de mots, comme le pendu ou le petit bac.
Certains cafés ou bars proposent même des soirées jeux.
Jouer ensemble, c’est un vrai moment de partage. Et c’est souvent aussi… un peu de compétition
Et toi, est-ce que tu joues à des jeux de société ? Est-ce que tu aimes gagner ? Est-ce que tu es un peu mauvais perdant ? Y’a-t-il des jeux typiques dans ton pays ? Tu peux m’écrire ou m’envoyer un message pour me raconter ton jeu préféré !
Avant de terminer, je te propose un petit point de grammaire.
Aujourd’hui, tu as peut-être entendu des phrases comme :
👉 « Mélange et distribue ! »
👉 « Allez, joue ! »
👉 « Compte les points ! »
Ce sont des phrases à l’impératif. On utilise l’impératif pour donner un ordre, un conseil, ou une consigne.
C’est facile à former. On utilise souvent les mêmes verbes qu’au présent, mais sans le pronom.
Par exemple :
– Tu poses → Pose !
– Tu attends → Attends !
– Tu regardes → Regarde !
La forme négative est :
– Ne triche pas !
L’impératif du verbe être est :
– Sois patient ! Soyons attentifs et soyez bons perdants !
À toi maintenant : essaie de dire trois consignes qu’on entend pendant un jeu de société. Tu peux t’entraîner à l’oral, ou les écrire. Tu peux même m’envoyer tes phrases si tu veux que je les corrige.
Et comme d’habitude, voici quelques mots que tu as entendus aujourd’hui :
– tricher = ne pas respecter les règles pour gagner
– être mauvais perdant = ne pas aimer perdre
– Une carte : 52 (ou 36 parfois) morceaux de papier cartonné de 4 couleurs (les piques, les cœurs, les carreaux et les trèfles) numérotés de 1 (as) à 10 plus un valet, une dame et un roi.
– Un dé / des dés : un petit cube avec des points de 1 à 6 sur chaque face, qu’on lance pour jouer
– Un tour : le moment où un joueur joue, puis on passe au joueur suivant
– Une règle du jeu : ce qu’il faut faire ou ne pas faire dans le jeu ; les instructions
– Une partie : une session de jeu, du début à la fin
– Compter les points : ajouter les points pour savoir qui gagne
Merci de m’avoir écoutée !
Et surtout… joue bien, mais ne triche pas !
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EPISODE 10 : une journée à la plage
Transcription du podcast
🎧 Épisode 10 : Une journée à la plage
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
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Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je vous emmène à la plage. C’est l’été, il fait chaud, et avec ma famille, nous sommes en vacances. Donc, nous avons décidé de passer une journée les pieds dans le sable, sous le soleil.
Je vais vous raconter cette journée. Mais aujourd’hui je serai aidée par mes petits assistants. On y va ?
🧳 LE DÉPART
Ce matin, on s’est réveillés tôt, vers 8 heures. Il faisait déjà très chaud. Le ciel était bleu, sans nuage.
On a décidé d’aller à la plage. Alors, on a préparé nos affaires.
J’ai pris :
– des serviettes de plage,
– de la crème solaire,
– des chapeaux,
– un parasol,
– des jeux de plage : un seau, une pelle, un râteau,
– et bien sûr, beaucoup d’eau !
Mon mari a préparé une glacière avec le pique-nique.
Les enfants cherchaient leurs maillots de bain… mais comme d’habitude, il y avait un problème.
(voix d’enfant)
« Maman ! J’ trouve pas mon maillot ! »
(ta voix, amusée)
Bien sûr… il n’est pas rangé !.
🚗 EN ROUTE
On est partis en voiture. Il y avait un peu de circulation sur la route, mais pas trop.
On a mis de la musique dans la voiture, les enfants ont chanté.
(voix d’enfant)
« Quand est-ce qu’on arrive ? »
On a trouvé une place pas trop loin de la plage. C’était parfait !
🏖️ À LA PLAGE
On a porté toutes nos affaires jusqu’à la plage. Le sable était chaud, très chaud. On marchait vite pour ne pas se brûler les pieds !
On a posé nos serviettes, ouvert le parasol… et mis de la crème solaire à tout le monde.
(voix de ma fille)
« Tu peux m’en mettre un peu dans le dos ? »
Ensuite, les enfants ont couru dans l’eau. Ils étaient très contents.
(voix d’enfant)
« Elle est froide ! »
« Mais non, elle est bonne ! »
Ils ont nagé, fait des châteaux de sable et sauté dans les vagues (d’ailleurs savez-vous que certaines régions de France sont connues pour leurs vagues et ce sont de hauts lieux de surf comme la côte entre Hossegor et Biarritz ?).
Ils ont aussi ramassé des coquillages. Il y en avait plein !
Moi, je suis restée un peu sur ma serviette. J’ai lu un livre, j’ai regardé la mer. C’était calme, agréable.
Il y avait des cris d’enfants, le bruit des vagues, les mouettes au-dessus de l’eau.
🥪 LE PIQUE-NIQUE
À midi, on a mangé notre pique-nique. On avait des sandwichs jambon-beurre, des tomates cerises, des chips, des morceaux de melon, des fruits.
Les enfants avaient du sable sur les mains, bien sûr…
(voix ironique)
« Hmm… un sandwich au sable… Délicieux. »
On a bu beaucoup d’eau. Il faisait très chaud.
Puis les enfants sont repartis jouer. Nous, on est restés à l’ombre.
😴 APRÈS-MIDI TRANQUILLE
L’après-midi, la plage était plus calme. Beaucoup de familles sont parties.
On est allés marcher un peu au bord de l’eau. Les enfants ont trouvé des crabes et des petits poissons.
Mes enfants ont voulu enfouir leurs jambes dans le sable en se fabriquant des queues de sirènes en sable ! C’était très drôle.
(voix d’enfant)
« Regarde maman ! Je n’ai plus de jambes ! »
Vers 17h, on a tout rangé, et on est rentrés à la maison. Fatigués… mais contents.
Avant de terminer, je voudrais te parler d’un point de grammaire qu’on a utilisé plusieurs fois aujourd’hui, sans peut-être s’en rendre compte : les verbes pronominaux.
Ce sont des verbes comme :
👉 se lever
👉 se préparer
👉 se reposer
👉 s’amuser
👉 se coucher
On les reconnaît parce qu’ils commencent tous par « se » (sauf devant une voyelle où le SE se transforme en S’ bien sûr !). On les utilise pour parler d’actions qu’on fait soi-même, pour soi-même.
Exemple au présent :
– Je me prépare
– Tu te réveilles
– Nous nous amusons
👉 Exemple au passé composé :
Aujourd’hui, j’ai dit :
– On s’est réveillés à 8 heures
– Je me suis reposée sur ma serviette
– Les enfants se sont amusés dans l’eau
Tu entends ? On utilise être comme auxiliaire au passé composé.
Donc on dit :
– Je me suis réveillé
– Ils se sont préparés
– Nous nous sommes couchés tard
Et attention : comme on utilise être, il faut faire l’accord !
Elle s’est préparée → on ajoute un -e car c’est au féminin
Ils se sont réveillés → on ajoute un -s car c’est au pluriel
🧩 Petit défi pour toi :
Essaie de dire trois phrases avec un verbe pronominal :
Par exemple :
– Ce matin, je me suis levé
– Je me suis lavé
– Je me suis couché tard hier soir
Tu peux me les envoyer, ou les écrire dans ton carnet. C’est un bon entraînement !
Voilà, c’était notre journée à la plage. Une journée simple, mais pleine de petits bonheurs.
Et toi, est-ce que tu aimes aller à la plage ? Qu’est-ce que tu emportes dans ton sac de plage ? Est-ce que tu préfères nager, bronzer, ou faire un château de sable ?
Tu peux m’écrire ou m’envoyer un message !
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EPISODE 9 : le 14 juillet
Transcription du podcast
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Aujourd’hui, nous sommes le 14 juillet, une date très importante en France puisqu’il s’agit de la fête nationale française.
Dans cet épisode, nous allons découvrir :
- Pourquoi le 14 juillet est une date historique,
- Comment les Français célèbrent cette fête,
- Et quels sont les symboles de la République française.
Alors, pourquoi le 14 juillet ?
Le 14 juillet est la date de la prise de la Bastille, en 1789.
La Bastille était une grande prison à Paris. Elle symbolisait le pouvoir absolu du roi.
Le 14 juillet 1789, les habitants de Paris, qu’on appelle les Parisiens, ont attaqué la Bastille.
C’était le début de la Révolution française.
Pendant cette période, le peuple voulait plus de liberté et la fin de la monarchie.
Plus tard, en 1790, Lafayette a souhaité fêter les un ans de la prise de la Bastille : il a alors créé la Fête de la Fédération, pour célébrer l’union de tous les Français.
Depuis 1880, le 14 juillet est devenu la fête nationale officielle.
Aujourd’hui, pour le 14 juillet, il y a plusieurs traditions :
- Un défilé militaire sur les Champs-Élysées, à Paris.
Où le président de la République regarde les soldats, les pompiers et la police défiler. - Il y a aussi des feux d’artifice, le soir.
Dans toutes les villes, les Français vont les admirer en famille ou entre amis.
Le feu d’artifice de Paris est tiré depuis la Tour Eiffel.
Des milliers de personnes viennent le voir chaque année.
C’est un moment magique et très attendu, souvent accompagné de concerts.
- Il y a aussi des bals populaires, souvent organisés par les pompiers.
On appelle ça le bal des pompiers.
Les gens dansent, écoutent de la musique et font la fête jusque tard dans la nuit.
Mais quels sont les autres symboles de la République française ?
La République française a plusieurs symboles officiels ou populaires :
- Le drapeau tricolore
- Il est bleu, blanc et rouge.
- Le blanc était la couleur de la monarchie. Le bleu et le rouge étaient les couleurs de la ville de Paris.
- Ces couleurs représentent maintenant la nation française et la liberté.
- La Marseillaise
- C’est l’hymne national.
- Elle a été composée pendant la Révolution française par Rouget de L’Isle.
- Ses paroles sont très violentes car c’était avant tout un chant de guerre.
- La devise
- Liberté, Égalité, Fraternité.
- Ces trois valeurs sont très importantes en France.
- Marianne
- C’est une femme qui symbolise la République.
- Elle porte un bonnet phrygien, un bonnet souvent de couleur rouge.
- Le coq gaulois
- C’est un symbole populaire, surtout dans le sport.
- Certains disent que c’est parce qu’il chante même lorsqu’il a les pattes dans la boue…
Voici un petit exercice de compréhension :
Répondez par Vrai ou Faux :
- La Bastille était une prison à Marseille.
- La Marseillaise est l’hymne national français.
- Le 14 juillet, il y a souvent des feux d’artifice.
- Le bonnet phrygien est un chapeau bleu.
- Liberté, Égalité, Fraternité est la devise de la France.
(Réponses plus bas)
Pour finir cet épisode, voici quelques mots de vocabulaire à retenir :
- Une prison : c’est un endroit où on enferme les personnes.
- Un défilé : c’est une parade, une marche organisée par les soldats ou les pompiers.
- Un hymne national : Il s’agit de la chanson officielle d’un pays.
- Une devise : C’est la phrase qui représente les valeurs importantes d’un pays.
- Un bonnet phrygien : C’est un bonnet, souvent de couleur rouge et porté par les révolutionnaires.
- La République : Il s’agit du système politique où le peuple choisit ses représentants.
- La Monarchie : C’est le système politique dirigé par un roi.
- La Bastille : C’est une ancienne prison de Paris, symbole du pouvoir royal.
🎬 Conclusion
Et vous, avez-vous une fête nationale dans votre pays ?
Quels sont les symboles importants de votre culture ?
Vous pouvez m’écrire pour partager vos réponses !
Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode spécial du 14 juillet.
Je vous souhaite une belle fête nationale si vous êtes en France, et une bonne journée si vous êtes ailleurs dans le monde !
À bientôt pour un prochain épisode !
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✅ Réponses de l’exercice
- Faux (c’était à Paris)
- Vrai
- Vrai
- Faux (il est rouge)
- Vrai
EPISODE 8 : les fêtes de village
Transcription du podcast
🎙️ Épisode 8 : Les fêtes de village en France pendant l’été !
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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un événement très important en France : les fêtes de village.
Chaque été, dans presque toutes les régions, les habitants se retrouvent pour célébrer ensemble. Ces fêtes sont des moments de partage, de musique, de danse et de bonne humeur.
Ce week-end, c’était la fête de mon village, au Pays basque.
Pendant trois jours, il y avait de nombreuses animations. Le vendredi soir, depuis le balcon de la mairie, les fêtes ont été lancées ! Une soirée associative a été organisée sur la place principale. Il y avait un grand orchestre, qu’on appelle une banda, qui jouait, il y avait aussi des danses traditionnelles et des stands pour grignoter et boire. C’était l’occasion de se retrouver et discuter.
Le samedi, plusieurs animations ont occupé la journée avec une course, un tournoi de pétanque et un grand dîner sur de longues tables en bois. Les gens chantaient, dansaient, … C’était très festif !
Le dimanche matin, un grand défilé a eu lieu avec des personnages traditionnels basques, des danseurs, …. C’était très beau. En parallèle, une fête foraine a bien occupé les enfants avec des auto-tamponneuses (ces sortes de voitures avec lesquelles on s’amuse à rentrer dans les autres), du tir à la carabine, une pêche au canard, des manèges divers, des barbes à papa, …
Ces trois jours étaient vraiment joyeux. Les fêtes de village permettent de retrouver ses voisins et de faire de nouvelles rencontres.
Dans d’autres régions de France, il existe aussi des fêtes célèbres. Par exemple :
- Ici au Pays basque, chaque ville ou village va avoir ses fêtes pendant l’été.
- Dans les Landes, les fêtes locales sont souvent accompagnées de spectacles taurins, c’est-à-dire avec des taureaux. Des jeux sont organisés pour sauter au-dessus des taureaux par exemple. C’est très populaire.
- À Avignon, en Provence, le festival de théâtre transforme la ville en scène géante au mois de juillet.
- À Cannes, sur la Côte d’Azur, le festival du cinéma accueille des stars du monde entier au mois de juin.
- En Bretagne, par exemple, il y a de nombreuses fêtes maritimes. On peut célébrer la fête des vieux gréements, ces grands voiliers anciens. Pendant plusieurs jours, les bateaux sont exposés dans le port, et des concerts de musique bretonne sont organisés. Les visiteurs peuvent goûter des crêpes, des galettes et du cidre. Il y a aussi des danses traditionnelles qu’on appelle des fest-noz. Les gens se donnent la main et dansent en cercle.
- En Corse, il existe la fête de la Saint-Jean, à la fin du mois de juin. Les habitants allument de grands feux sur les places des villages. Les plus courageux sautent par-dessus les flammes pour porter chance. Pendant la fête, on chante en corse et on déguste des spécialités comme le brocciu, un fromage frais, et la charcuterie locale.
- Dans beaucoup de villages provençaux, on organise aussi la fête de la lavande. Les habitants fabriquent des couronnes parfumées, vendent des savons et proposent des ateliers pour découvrir les secrets de cette plante.
- Il existe aussi des fêtes agricoles dans de nombreux villages français, avec des marchés de produits locaux mis en avant.
- Et bien sûr, le 14 juillet, la fête nationale, avec des bals populaires et des feux d’artifice partout en France.
Ces événements sont très différents, mais ils ont un point commun : ils rassemblent les gens.
Les fêtes de village sont une tradition ancienne. Elles existent depuis des siècles. Elles marquent souvent un moment spécial, comme la fin des récoltes, la fête d’un saint ou la fête nationale.
Les fêtes de village ont plusieurs rôles.
D’abord, elles permettent de préserver la culture locale. Chaque région a ses musiques, ses plats, ses coutumes. Pendant ces fêtes, on les met à l’honneur.
Ensuite, elles renforcent le lien social. Dans la vie quotidienne, on n’a pas toujours le temps de parler avec ses voisins. Pendant la fête, tout le monde se retrouve. On partage un repas, on danse, on rit ensemble. C’est important pour la cohésion de la communauté.
Enfin, ces fêtes sont une parenthèse. Elles permettent d’oublier un peu le travail, les soucis et la routine. Pendant quelques jours, on profite simplement du moment présent.
Si vous venez en France en été, je vous conseille de visiter une fête de village. C’est une belle façon de découvrir la culture française, de goûter des spécialités locales et de vivre une expérience authentique. Vous verrez, l’ambiance est unique : chaleureuse, festive et conviviale.
Merci de m’avoir écouté ! Je vous souhaite un bel été !
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr
Et si tu veux apprendre le français avec moi, n’hésite pas à réserver un cours d’essai gratuit sur le site ou à m’envoyer un mail pour plus de renseignements sur fannysfrenchclub@gmail.com.
À très bientôt pour un nouvel épisode 🌞
EPISODE 7 : le baccalauréat
Transcription du podcast
Épisode 7 : le baccalauréat !
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, on parle d’un moment très important pour les jeunes Français : le bac, petit mot diminutif pour parler du baccalauréat !
Mais pour comprendre ce que c’est, je vais d’abord vous expliquer le système scolaire en France.
Comment ça marche l’école chez nous ? Est-ce que c’est gratuit ? Est-ce que tout le monde passe le bac ? On découvre tout ça ensemble ! Installez-vous confortablement… C’est bon ? C’est parti !
Il faut savoir tout d’abord qu’en France, l’école est obligatoire dès l’âge de 3 ans, et jusqu’à 16 ans. C’est une décision du gouvernement : tous les enfants doivent aller à l’école.
La plupart des enfants vont dans une école publique, c’est-à-dire une école gratuite, financée par l’État.
Les professeurs sont des fonctionnaires (ils travaillent pour l’État), et tous les enfants, quelles que soient leurs origines ou leurs revenus, peuvent y aller…
Il existe aussi des écoles privées, souvent catholiques, où les familles doivent payer, mais elles sont parfois moins chères que dans d’autres pays. Certaines familles les choisissent pour des raisons religieuses, ou pour la discipline, ou parfois parce que c’est plus près de la maison.
Le système scolaire est divisé en plusieurs étapes :
- Tout d’abord L’école maternelle (de 3 à 6 ans) avec la petite section, la moyenne section et la grande section : on y apprend à parler, à compter, à vivre avec les autres, … Toutes les bases qui permettront d’apprendre à lire et à écrire ensuite. Ce n’est pas obligatoire dans tous les pays, mais en France oui, depuis 2019 !
- Ensuite vient l’école primaire (de 6 à 11 ans) avec le CP, le CE1, le CE2, le CM1 et le CM2 : on apprend à lire, à écrire, à compter. On commence à apprendre l’histoire et la géographie, les sciences ainsi que l’anglais.
- Puis on passe au collège (de 11 à 15 ans) avec la 6e, la 5e, la 4e et la 3e : c’est l’école « secondaire », avec un professeur par matière. Il y a un emploi du temps, un carnet de correspondance… Les élèves commencent à être plus autonomes.
À la fin du collège, les élèves passent un petit examen qui s’appelle le brevet des collèges. - Enfin, arrive le lycée (de 15 à 18 ans) avec la 2nde, la 1ere et la terminale : les élèves choisissent une orientation : générale, technologique ou professionnelle.
À la fin du lycée, les élèves passent le fameux baccalauréat, souvent appelé simplement le bac.
C’est un examen national, c’est-à-dire que tous les élèves de France passent les mêmes épreuves, à la même période, au mois de juin.
Le bac, c’est le sésame pour entrer à l’université, ou pour commencer à travailler.
Les épreuves sont différentes selon le type de bac. Mais pour le bac général, par exemple, les élèves passent :
- la philosophie (c’est la première épreuve !),
- le français (à l’écrit et à l’oral),
- des langues vivantes (souvent anglais, espagnol ou allemand),
- les spécialités choisies, comme les mathématiques, les sciences économiques et sociales, l’ histoire-géographie, etc.
- et depuis quelques années, un grand oral : les élèves doivent parler à l’oral pendant 20 minutes devant un jury !
Les notes vont de 0 à 20, et il faut une moyenne de 10/20 pour réussir.
Si un élève a entre 8 et 10, il peut aller au rattrapage. C’est une deuxième chance, avec des oraux supplémentaires.
S’il a moins de 8, il doit redoubler.
Le bac, ce n’est pas seulement un examen.
C’est un rituel, un moment très symbolique : on a 17 ou 18 ans, on devient adulte, on quitte le lycée… C’est la fin d’une époque.
Chaque année, on parle beaucoup des sujets de philo, à la radio, à la télévision…
Les gens aiment commenter les questions, même s’ils ne sont plus au lycée depuis longtemps !
Beaucoup de familles vont voir les résultats ensemble, le jour de la publication. Il y a de la joie, parfois des larmes, et beaucoup de souvenirs !
Après le bac, beaucoup de jeunes veulent continuer leurs études : à l’université, ou en BTS, ou en école de commerce, ou en prépa.
Pour cela, ils doivent passer par une plateforme spéciale : Parcoursup.
Parcoursup, c’est un site internet national.
Les élèves y créent un compte, choisissent les études qu’ils veulent faire, et envoient leurs vœux (leurs souhaits).
Ils doivent aussi écrire des lettres de motivation et parfois passer des entretiens.
Ensuite, ils attendent les réponses. Il y a des oui, des non, ou des en attente.
C’est un moment très stressant pour les élèves… et pour les parents aussi !
Mais ça fait partie du passage vers la vie adulte : on choisit son futur, on commence à se projeter.
Et vous, dans votre pays, est-ce qu’il y a aussi un grand examen à la fin de l’école ?
Est-ce qu’il est aussi important que le bac ?
Racontez-moi sur Instagram ou en commentaire !
Et voilà ! Le bac est une tradition très française, et l’école en France est assez structurée et accessible à tous. Merci de m’avoir écoutée !
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EPISODE 6 : le Puy du Fou !
Transcription du podcast
Épisode : Le Puy du Fou !
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un endroit incroyable que j’ai découvert ce week-end : le Puy du Fou.
Tu ne connais pas ? Pas de problème ! Je vais t’expliquer ce que c’est, où c’est, pourquoi j’ai adoré… et surtout, je vais partager mon expérience.
Tu vas apprendre du vocabulaire utile pour parler d’un week-end, d’un spectacle, et de tes émotions. C’est parti !
Alors, qu’est-ce que le Puy du Fou ?
Le Puy du Fou, c’est un parc. Mais ce n’est pas un parc d’attraction comme Disneyland.
Il n’y a pas de manèges. Il y a des spectacles. De très grands spectacles, avec des acteurs, des animaux, de la musique, des costumes…
Les spectacles racontent l’histoire de France. On y voit des chevaliers, des Romains, des Vikings, des mousquetaires, des rois… C’est comme un grand théâtre, en plein air !
Le parc est situé dans l’ouest de la France, en Vendée, près de la ville de Cholet.
J’y suis allée ce week-end, avec ma famille. On a passé deux jours dans le parc.
Il y avait beaucoup de monde, mais tout était bien organisé.
Mon spectacle préféré, ça a été celui avec les oiseaux. Des aigles, des faucons, des chouettes, des cigognes… qui volaient très près du public, le tout sur une musique magnifique ! C’était splendide. J’étais très émue. On sentait que les fauconniers prenaient du plaisir et que les oiseaux étaient en bonne santé ;
Un autre spectacle que j’ai adoré, c’était une bataille médiévale avec des chevaux et des combats à l’épée. Il y avait du feu, de l’eau, des cascadeurs incroyables !
Tout le monde jouait très bien. Les décors étaient magnifiques, et les costumes très réalistes.
J’ai d’autant plus apprécié cette expérience que nous étions en immersion totale. En effet, nous avons dormi pendant deux nuits dans une hutte.
C’est comme un village avec des maisons anciennes, en bois, avec des toits en chaume (comme de la paille), construites sur l’eau.
C’est comme un retour dans le passé, au tout début de l’histoire de France.
Mais attention : à l’intérieur, c’est confortable ! Il y a une douche, un lit, de l’électricité… C’est une vraie chambre d’hôtel, mais dans un style très ancien.
La décoration faite de boucliers et d’oreillers en peau de bête nous aide à nous plonger dans cet univers et au restaurant de l’hôtel le personnel était habillé avec des costumes de l’époque.
Voici quelques mots que tu peux apprendre aujourd’hui :
- Un spectacle : c’est une représentation artistique, ici avec des acteurs, des effets spéciaux, et des décors.
- Un cascadeur : c’est une personne qui fait des actions dangereuses à la place d’un acteur.
- Un décor : ce sont les objets, les images et les éléments visuels autour des acteurs.
- Un costume : ce sont les vêtements spéciaux pour jouer un rôle.
- Et enfin une scène : C’est l’endroit où évoluent les acteurs. Au Puy du Fou elles sont très grandes, parfois à l’intérieur mais aussi souvent en plein air. La plus grande scène fait 23 hectares pour un spectacle nocturne avec plus de 2000 acteurs !!!
Tu peux utiliser ces mots pour raconter une pièce de théâtre, un film, ou un événement que tu as aimé.
Alors, qu’est-ce que j’en ai pensé ?
Je recommande le Puy du Fou à toutes les personnes qui aiment l’histoire, le spectacle et la culture.
C’est une expérience unique, très française, et très impressionnante. Je pense que même sans parler français, on peut aimer et tout comprendre grâce aux images, à la musique et à l’ambiance. Il y en a pour tous les âges et tous les styles. D’ailleurs le public est très varié ! Il y a des familles avec de jeunes enfants comme moi, des personnes à la retraite, des jeunes, … de tout !
Maintenant, parlons un peu des émotions.
Quand tu regardes un spectacle, un film, ou un concert… Qu’est-ce que tu ressens ? Ce sont les émotions.
Tu peux être ému, impressionné, surpris, content, triste ?
Moi, au Puy du Fou, j’ai ressenti beaucoup d’émotions :
– J’étais impressionnée par les chevaux et les combats
– Émerveillée aussi par la féérie des spectacles
– Et un peu nostalgique quand il a fallu partir…
Et toi ?
Comment te sens-tu quand tu écouter de la musique ? Ou quand tu vas au théâtre ?
Tu peux t’entraîner à écrire puis à dire ces phrases à voix haute !
Merci d’avoir écouté cet épisode !
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EPISODE 5 : une leçon de tennis … et de vie !
Transcription du podcast
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Aujourd’hui, avec ce nouvel épisode, on va parler de sport, de ténacité, et surtout… de Roland-Garros !
Et ne vous inquiétez pas, on va aussi faire un peu de grammaire – mais avec plaisir !
Tout d’abord, qu’est-ce que Roland-Garros ?
Il s’agit d’un tournoi de tennis du grand chelem sur terre battue.
Mais en France, Roland-Garros, c’est plus qu’un tournoi de tennis.
C’est aussi un événement culturel !
Chaque année, pendant deux semaines, Paris devient la capitale mondiale du tennis.
Les meilleurs joueurs du monde viennent jouer sur la terre battue rouge du stade Roland-Garros à Boulogne, à côté de Paris.
C’est un tournoi très spécial car c’est le seul tournoi du Grand Chelem sur terre battue, une surface qui demande beaucoup de force et de patience.
Mais attention :
Cela fait longtemps qu’un joueur français n’a pas gagné Roland-Garros…
Le dernier, c’était Yannick Noah, en 1983 !
Et oui, il y a plus de 40 ans que nous attendons qu’un français soulève à nouveau la coupe des mousquetaires !
Mais malgré cela, les Français adorent ce tournoi, ils en sont fiers, ils en parlent, ils le regardent à la télé ou en direct à Paris. Les gradins autour des courts sont remplis de célébrités de tous genres : des acteurs et actrices célèbres, des sportifs de hauts niveaux, des chanteurs, des hommes et des femmes d’affaires réputés…
Pourquoi ce tournoi est-il si important ? Parce que Roland-Garros, c’est l’esprit du combat, et du courage ! D’ailleurs, la devise affichée sur le cours central c’est « La victoire appartient au plus opiniâtre », attribuée à Roland Garros lui-même.
Roland Garros c’est aussi le tournoi de l’élégance et son accessoire indispensable est le « panama ». En effet, ce célèbre chapeau de paille est devenu l’accessoire obligatoire dans les tribunes.
Attention, parler de sport en français n’est pas toujours facile. Alors faisons un petit point de grammaire si vous le voulez bien !
En français, on peut dire qu’on fait du sport ou qu’on joue à un sport. Voici la règle :
➤ Avec « faire » :
On utilise « faire » + du / de la / de l’ , en ajoutant ensuite le nom du sport.
👉 Je fais du tennis.
👉 Elle fait de la natation.
👉 Ils font de l’équitation.
➤ Avec « jouer » :
On utilise « jouer » + au / à la / à l’ , en ajoutant ensuite un nom de sport avec un ballon ou une balle
👉 Tu joues au foot ? Non je joue au Basket.
👉 Il joue au tennis.
👉 Nous jouons à la pétanque.
Petite Astuce :
On utilise souvent « faire » pour parler de son activité : « Je fais du sport tous les week-ends. »
Et « jouer » pour un sport précis : « Je joue au basket deux fois par semaine. »
Et toi ? Tu fais quoi comme sport ? 😉
Maintenant que tout cela est dit, pourquoi avais-je envie de vous parler de Roland Garros aujourd’hui ? Car il s’agit d’une véritable leçon de vie : il ne faut jamais abandonner !
Ce dimanche, la finale de Roland-Garros a opposé Carlos Alcaraz, jeune Espagnol de 21 ans, à Jannik Sinner, l’Italien. Les numéros 1 et 2 mondiaux.
C’était un match incroyable. Très long, très difficile, très intense, qui a battu un nombre incalculable de records !
À un moment, Alcaraz avait mal, très mal. Il faisait des fautes. Il avait l’air fatigué, presque perdu. Et son adversaire a même obtenu trois balles de match !
Mais il a continué à jouer, point après point.
Il ne s’est jamais laissé abattre. Il est resté dans le match jusqu’à la fin.
Et il a gagné.
Ce match, c’était une vraie leçon de vie :
Tu peux tomber, mais tu dois te relever.
Tu peux avoir mal, mais tu dois continuer, malgré tout.
Tu perds un point, mais tu te bats pour le suivant.
Tu ne lâches rien, jusqu’au dernier instant.
Et toi, ton match… c’est le français !
Oui, toi qui m’écoutes…
Parfois, tu as peut-être l’impression que tu n’avances pas, que tu ne comprends pas assez vite, que tu fais encore des fautes…
Mais rappelle-toi : apprendre une langue, c’est comme un match de tennis.
On apprend, point après point, mot après mot.
Il y a des jours faciles, des jours difficiles.
Mais l’important, c’est de continuer, de ne pas abandonner.
Quand tu te sens bloqué, pense à Alcaraz et à Sinner.
Deux jeunes champions, deux combattants.
Ils jouent chaque point comme si c’était le plus important.
Fais la même chose avec le français : un mot à la fois, une phrase à la fois.
Tu vas y arriver. Et moi, je suis là pour t’accompagner
Merci pour ton écoute !
Si tu veux t’entraîner, voici un petit exercice :
Complète les phrases avec faire ou jouer:
- Je __________ du judo.
- Tu __________ au handball ?
- Elle __________ de la danse classique.
Et toi, écris une phrase avec ton sport préféré en commentaire ou en message !
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EPISODE 4 :Un week-end en France
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Aujourd’hui, je vous emmène passer un week-end en famille, à la française, chez moi, dans ma région. On va parler du rythme du week-end, de la cuisine, des activités avec les enfants, et on y ajoutera une dose de vocabulaire et de grammaire pour progresser en français.
Tout d’abord, parlons du matin : au programme, douceur et marché
En effet, le week-end, on ne met pas de réveil. On se réveille doucement… souvent grâce aux enfants qui sautent sur le lit pour un petit moment câlin !
C’est un moment calme : on traîne un peu en pyjama, on boit un café ou un chocolat chaud, on lit, on écoute un peu de musique, parfois on fait même un jeu de société en famille…
Plus tard dans la matinée, on part au marché. C’est un rituel que j’adore.
On y trouve des fruits des légumes frais, du bon pain, du fromage, des produits locaux comme de la charcuterie.
Les enfants choisissent des pommes ou des fraises, moi je discute avec les maraîchers.
C’est un endroit vivant, et animé. Tout le monde se connaît, on se dit bonjour, on prend un café en terrasse les jours de grand soleil ! En effet, le marché est organisé sur une grande place avec des halles au centre et des terrasses de café tout autour. C’est très pittoresque !
Faisons maintenant un petit point de vocabulaire :
Au marché, on peut acheter :
- Des légumes de saison (ce sont des légumes cultivés naturellement, au bon moment de l’année. On ne trouvera pas de tomates en plein hiver par exemple !)
- On peut aussi acheter un poulet fermier (c’est à dire un poulet élevé à la campagne, souvent plus savoureux),
- Et bien sûr… on achète une baguette tradition (on dit même souvent « une tradition » à la boulangerie, tout le monde comprend !)
Parlons maintenant du déjeuner du dimanche : c’est un moment sacré !
Le repas du dimanche, en France, c’est souvent un repas familial et généreux.
On prend le temps de cuisiner, de bien manger, et surtout, de partager.
Chez moi, le repas traditionnel du dimanche c’est souvent :
- Une salade verte en entrée avec une vinaigrette maison,
- Un poulet rôti au four avec des pommes de terre, et des haricots verts. D’ailleurs je ne sais pas vous, mais ici les enfants veulent toujours la cuisse !
- Du fromage (toujours !),
- Et un dessert, comme un gâteau ou une tarte aux pommes.
- Le tout bien évidemment assorti d’un petit verre de vin rouge !
On s’assoit tous ensemble à table. Pas d’écran, pas de téléphone.
On discute de la semaine passée, des projets, des petites choses de la vie. Parfois au cours des grands repas familiaux, le moment du fromage est aussi le moment des grands débats politiques ! On se chamaille mais jamais bien longtemps !
Faisons un petit point de grammaire si vous le voulez bien :
Quand je raconte une habitude du dimanche, quelque chose que je fais encore aujourd’hui, j’utilise le présent de l’indicatif :
« On se lève tard », « on va au marché », « on prépare le repas », etc.
Mais quand je parle de mon enfance, j’utilise plutôt l’imparfait :
« Quand j’étais petite, on mangeait toujours du poulet », « Mon père préparait une mousse au chocolat » par exemple.
Et L’après-midi, que faisons-nous ? Ici, c’est plutôt détente et activités des enfants
Après le repas, certains font la sieste. Moi, je préfère sortir avec les enfants.
Quand il fait beau, on peut à la plage, ou faire une balade ou jouer dans le jardin.
Quand il pleut, on reste à la maison : les enfants dessinent, ou regardent un dessin animé.
Souvent le week-end, on doit aussi accompagner les enfants à leurs activités :
- Un match de rugby par-ci,
- Une répétition de danse par-là,
- Ou l’anniversaire d’un copain.
Eh oui, les parents sont souvent chauffeur de taxi !
Quant au dimanche soir ? On prépare la nouvelle semaine !
Le dimanche soir, on fait simple.
Chez nous, c’est souvent une soirée crêpes, ou une soupe avec du fromage.
On commence à ranger, à préparer les affaires pour le lundi : les cartables, les vêtements, les sacs de sport…
Les enfants essayent d’au lit un peu plus tôt, parce que le lundi matin, c’est le retour à l’école.
Nous, les parents, on finit la journée avec un peu de lecture… ou une série à la télévision.
Et chez vous ?
Comment se passe votre dimanche ?
Est-ce un jour tranquille ? Est-ce que vous avez une tradition ?
Envoyez-moi un message pour me raconter !
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EPISODE 3 :Un mariage en Provence
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Aujourd’hui, je vous emmène avec moi à Aix-en-Provence, dans le sud-est de la France.
J’y suis allée il y a quelques jours pour un mariage… et c’était magnifique.
La veille de la cérémonie, j’ai eu le temps de me balader dans la vieille ville, de flâner dans les rues, de profiter de la lumière, des terrasses, et de l’accent chantant…
En effet, j’ai passé l’après-midi à me promener dans le centre historique.
Il faisait beau et chaud… une vraie journée dans le sud.
A Aix en Provence, les rues sont étroites et colorées, avec des balcons fleuris, et des fontaines à chaque coin de rue.
C’est une ville élégante, avec beaucoup de charme.
J’ai marché sur le cours Mirabeau, la grande avenue principale, bordée de platanes et de cafés. Il y avait de la musique dans les rues, des marchés, des gens qui prenaient un verre en terrasse…
Je me suis d’ailleurs arrêtée moi-même pour boire un café et manger une petite glace. J’adore observer les gens.
Il y avait des étudiants qui passaient en riant, des touristes avec leurs appareils photo, des familles avec leurs enfants qui jouaient autour des fontaines, des couples qui déambulaient main dans la main, …
C’était calme et vivant à la fois. Une ambiance typiquement provençale.
J’en ai aussi profité pour faire les boutiques. En effet, les ruelles sont pleines de petits magasins de vêtements, de bijoux, de décoration d’intérieure, … Il y a aussi quelques galeries d’art très intéressantes !
Le lendemain, c’était le grand jour : le mariage.
La cérémonie avait lieu dans un petit village près d’Aix-en-Provence. Le ciel était bleu, l’air sentait les pins, et tout le monde était bien habillé. En français, on dit parfois : « se mettre sur son 31 », c’est-à-dire, porter ses plus beaux vêtements.
Les femmes portaient des robes colorées, des chapeaux, des lunettes de soleil élégantes. Les hommes avaient sorti leur plus beau costume, leurs belles chemises et leurs cravates… et parfois même des nœuds papillon !
Les enfants d’honneur étaient adorables, avec leurs petits paniers et leurs couronnes de fleurs.
La mariée, quant à elle, portait une robe simple blanche et élégante, avec un joli bouquet de fleurs champêtres et un grand voile. Le marié, très ému, avait un beau costume bleu, et des fleurs à la boutonnière assorties à la décoration.
La cérémonie a eu lieu à l’église du village, une jolie petite église en pierre, avec une porte en bois.
À la sortie, les invités ont accueilli les mariés avec de petits drapeaux colorés et des tambourins — c’était joyeux, festif, et très original ! Car d’habitude, on jette plutôt du riz ou des confettis, mais là… c’était presque un petit concert ! Tout le monde souriait, applaudissait… Et nous avons tous regardé les mariés partir dans une vieille voiture décorée qu’on ne voit plus trop rouler aujourd’hui : une deux-chevaux, voiture emblématique de chez Citroën.
Ensuite, direction la bastide : une beau château provençal entouré d’oliviers, de cyprès, de platanes et de lavande. On a bu quelques verres de champagne, mangé des amuse-bouche délicieux : des petits toasts, des verrines, des brochettes, …
Les invités se retrouvaient, discutaient, et prenaient des photos, …
C’était vraiment comme dans un film.
Et puis est venu le moment du dîner. Les tables étaient décorées avec goût : des fleurs, des bougies, des citrons, des menus écrits à la main.
On a mangé des plats raffinés, on a bu du bon vin, on a écouté des discours : drôles, émouvants, parfois un peu longs… mais toujours sincères.
Et la fête a continué.
On a dansé, chanté, rigolé, jusqu’à très tard dans la nuit. Les chaussures à talons ont peu à peu disparu, les cravates ont été retirées, et les enfants se sont endormis sur les genoux de leurs parents…
C’était une fête pleine d’émotion, d’amitié, et de tendresse — et de beaux souvenirs.
Faisons un petit point de conjugaison si tu me le permets :
Dans cet épisode, tu as pu voir que j’ai utilisé le passé composé et l’imparfait. Des temps du passé. Alors aujourd’hui, faisons le point sur le passé composé :
→ J’ai marché, elle a eu, nous avons regardé, on a bu…
C’est le temps qu’on utilise en effet pour raconter des actions dans le passé !
Voici quelques exemples utiles :
- Je suis allée à Aix en Provence
- Nous avons visité la vieille ville
- J’ai mangé une glace
- Tu as pris des photos
Tu as vu ? Pour ce temps, j’utilise l’auxiliaire être ou avoir conjugué au présent et j’y ajoute le participe passé du verbe que je souhaite utiliser.
Par exemple, pour le verbe lire, je vais utiliser l’auxiliaire avoir au présent « tu as » et je vais y ajouter le participe passé de lire qui se dit « lu ». Ce qui donne « tu as lu ».
Tu peux essayer toi aussi de faire des phrases avec ce temps en me racontant par exemple : ce que tu as fait le week-end dernier ?
Et toi ? Est-ce que tu es déjà allé à un mariage en France ?
Ou bien, est-ce qu’il y a un endroit en France que tu rêves de visiter ?
Tu peux m’écrire ou m’envoyer un message !
Merci d’avoir écouté ce petit voyage dans le sud-est de la France ! N’hésite pas à le réécouter en notant le vocabulaire nouveau pour toi !
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr
Et si tu veux apprendre le français avec moi, n’hésite pas à réserver un cours d’essai gratuit sur le site ou à m’envoyer un mail pour plus de renseignements sur fannysfrenchclub@gmail.com.
À très bientôt pour un nouvel épisode 🌞
EPISODE 2 : Les différences régionales
Transcription du podcast
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, on continue notre petit voyage en France.
Dans l’épisode 1, je t’ai parlé du Pays basque, une région que j’aime beaucoup. Aujourd’hui, je voudrais te montrer que le français n’est pas toujours le même partout en France.
Tu apprends le français à l’école ou en ligne, tu regardes des vidéos, tu fais des exercices… et tu comprends ! Bravo !
Mais ensuite, tu voyages en France… et là… tu entends des mots nouveaux, des expressions que tu ne connais pas du tout !
Pas de panique ! C’est normal. C’est ce qu’on appelle des différences régionales. Chaque région a ses petites habitudes, ses expressions, et parfois ses propres mots.
1er exemple : Le sac, le pochon, ou la poche ?
Imagine : tu fais des courses. Tu achètes des pommes, du fromage, du pain… et tu demandes un sac. Très bien, tout le monde va te comprendre. En effet, le mot sac est utilisé dans une grande majorité du pays.
Mais si tu es dans le Sud-Ouest, par exemple à Biarritz ou à Pau, on te dira peut-être :
— Je vous mets ça dans une poche ?
Et là, vous vous dites « Une poche ? Mais ça ne va pas ? On va tout écraser dans la poche de mon pantalon ! »
Non, c’est juste un mot régional pour dire un petit sac en plastique ou en papier.
De la même manière on dira un Pochon dans certaines régions ou encore un sachet ou un cornet dans le nord-est de la France !
Alors, un conseil : ne sois pas surpris. Ces mots changent selon les régions, mais le sens reste le même.
Autre débat : Chocolatine ou pain au chocolat ?
Ah… voilà un grand débat en France ! Tu veux acheter un petit pain avec du chocolat dedans en boulangerie ?
À Paris, à Lyon, à Marseille… tu diras : Je voudrais un pain au chocolat s’il vous plaît.
Mais dans le Sud-Ouest, si tu dis ça, les gens vont te regarder bizarrement.
Ici, on dit : une chocolatine.
Et les gens sont très attachés à ce mot. Certains boulangers te proposeront même deux versions : la bonne viennoiserie croustillante sous le nom de chocolatine et un morceau de pain avec un carré de chocolat sous le nom de « pain au chocolat » !
Alors, un petit conseil pour tes futurs voyages : adapte-toi à la région. C’est une manière de montrer que tu respectes la culture locale. Et puis… c’est amusant d’apprendre tous ces petits mots !
3e exemple : Une wassingue ? Une quoi ?
Et oui, encore un mot rigolo ! Tu veux nettoyer le sol. Tu prends une serpillière. OK.
Mais si tu es dans le Nord de la France, on va te dire :
— Passe la wassingue !
Ce mot vient du flamand, une langue parlée dans cette région. La wassingue, c’est la même chose qu’une serpillière. Un mot bien typique !
4e exemple : le Tancarville ou l’étendoir
Un dernier pour la route ! Tu veux faire sécher ton linge. Tu prends un étendoir.
Mais certaines personnes, notamment en Bretagne ou en Normandie, disent :
— Je vais mettre le linge sur le tancarville.
Le Tancarville, c’est le nom d’un pont en Normandie, très connu. Certains disent que t l’étendoir à linge, avec ses barres en métal, ressemble un peu à ce pont… C’est peut-être pour cette raison qu’on l’a appelé comme ça !
Aujourd’hui, ce mot est encore utilisé dans certaines familles.
5e exemple : Escargot ou cagouille…
Les Français sont connus pour magner les escargots ! Et pourtant ce mot-là change aussi selon les régions ! On l’appelle en effet Cagouille dans le sud-ouest et même Schneck dans le Nord ou encore Cagarol selon les régions !
Tous ces mots sont des exemples de ce qu’on appelle des mots régionaux.
Ils ne sont pas faux ! Ils sont locaux. Ils font partie de la richesse de la langue française.
Parfois, tu vas les trouver dans un dictionnaire, et parfois non. Tu peux les noter dans un carnet spécial : les mots que j’entends ou les mots que mon prof ne m’a pas appris !
C’est un super exercice pour progresser !
Allez, un Petit défi pour toi :
Dans ta langue, est-ce que tu as aussi des mots différents selon les régions ?
Par exemple je sais qu’en espagnol, on peut dire ordenador ou computadora, zumo ou jugo…
Et en italien ? En allemand ? En portugais ? En anglais ?
Écris-moi un message ou laisse un commentaire pour me raconter les mots en fonction des régions ou des pays dans ta langue. J’adorerais découvrir ça !
Un petit point de grammaire pour la route ?
Quand tu voyages, il faut écouter. Il faut poser des questions. Il ne faut pas avoir peur de dire : « Je ne comprends pas ».
Tu entends souvent ce “il faut” ? C’est une expression très importante.
Il, ici, n’est pas une personne. C’est un sujet impersonnel !
- Il faut a le sens de « c’est nécessaire »
- Il ne faut pas veut dire que « ce n’est pas une bonne idée »
Quelques exemples :
- Il faut parler lentement ou il faut que je parle lentement !
- Il faut apprendre les expressions régionales ou il faut que tu apprennes les expressions régionales !
- Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs.
Merci d’avoir écouté cet épisode.
La langue française, ce n’est pas seulement des règles et de la grammaire : c’est une aventure, pleine de surprises et de petits trésors cachés dans les régions.
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr Et si tu veux apprendre le français avec moi, n’hésite pas à réserver un cours d’essai gratuit sur le site ou à m’envoyer un mail pour plus de renseignements sur fannysfrenchclub@gmail.com.
À très bientôt pour un nouvel épisode !
EPISODE 1 : Le Pays Basque
Transcription du podcast
Bonjour, et bienvenue dans Fanny’s french club podcast !
Je m’appelle Fanny et j’enseigne depuis plus de seize ans.
Tu peux retrouver les épisodes et leur transcription sur fannys-french-club.fr.
Ce podcast est fait pour les personnes qui apprennent le français et qui veulent améliorer leurs compétences de compréhension orale du français. Ce podcast est fait pour toi si tu n’es pas encore capable de comprendre les Français natifs dans leurs discussions du quotidien à vitesse réelle mais que tu es un peu plus avancé qu’un élève débutant.
Aujourd’hui, je vais te parler d’un endroit que j’aime profondément…
C’est ici que je vis : au Pays basque français.
Le Pays basque, c’est une région du sud-ouest de la France, entre la mer et les montagnes, à la frontière avec l’Espagne. Il y a l’océan Atlantique, les plages de surf, des petits villages typiques, des collines vertes et les Pyrénées en fond. C’est magnifique !
Le matin, on peut tout à fait faire une balade à la montagne, et l’après-midi, aller nager dans les vagues. Ce mélange rend la région unique. Moi, j’adore marcher au bord de l’océan, ou faire une randonnée dans les collines.
Mais attention, ici, il ne fait pas toujours beau ! Le Pays Basque est aussi connu pour être l’une des régions les plus arrosées de France. Il pleut souvent, même en été. Parfois, il fait beau le matin et il pleut l’après-midi. Mais les paysages sont si verts grâce à cette pluie qu’on apprend à aimer le temps changeant et à prendre un bon parapluie !
Tu verras ici des maisons très particulières : elles sont blanches, avec des volets rouges ou verts, et souvent des poutres apparentes. C’est très typique !
Ce que j’aime aussi ici, c’est l’accueil chaleureux des gens. Les Basques sont souvent très fiers de leur culture. Ils sont bons vivants : ils aiment manger, boire, faire la fête, chanter, être ensemble.
Chaque village fait une fête pendant l’été, avec de la musique, des danses traditionnelles, et… souvent beaucoup de vin ! La fête la plus célèbre ? Les Fêtes de Bayonne, en juillet. Imaginez des milliers de personnes habillées en blanc et rouge, qui chantent, dansent, boivent et mangent et surtout s’amusent pendant 5 jours !
Le Pays Basque est aussi connu pour sa gastronomie. Ici, on mange très bien. Il y a le fromage de brebis, le jambon de Bayonne, le gâteau basque, et bien sûr… le fameux piment d’Espelette ! Ce n’est pas très piquant, mais c’est parfumé, et on en met un peu partout !
Voilà, tu sais maintenant un peu mieux où je vis, et pourquoi j’aime cette région. Je t’invite à chercher “Pays basque français” sur Google Images : tu comprendras ce que je veux dire !
Aujourd’hui, je te propose d’apprendre ou de revoir quatre mots ou expressions utiles de notre épisode :
Tout d’abord, Bon vivant :
– On dit qu’une personne est un bon vivant quand il s’agit d’une personne qui aime bien manger, bien boire, rire et faire la fête. C’est une expression positive !
La deuxième expression utile, il s’agit de la Maison typique :
– typique veut alors dire représentatif de sa région. La maison typique du Pays Basque est une maison blanche aux volets rouges ou verts.
La troisième expression utile pour l’épisode est le verbe pleuvoir :
– On le conjugue uniquement à la troisième personne du singulier.
Au présent : il pleut
À l’imparfait : il pleuvait
Ici, il pleut souvent, mais c’est normal !
Et enfin, la dernière expression, c’est la fête de village
– C’est une fête locale, dans un petit village, souvent en été, avec de la musique, des danses et de la nourriture. C’est très populaire en France, et surtout au Pays basque.
Tu peux retrouver la transcription complète de cet épisode sur mon site fannys-french-club.fr Et si tu veux apprendre le français avec moi, n’hésite pas à réserver un cours d’essai gratuit sur le site ou m’envoyer un mail pour plus de renseignements (fannysfrenchclub@gmail.com).
À très bientôt pour un nouvel épisode ! Et comme on dit ici : Adio !
